Décembre 2014

Mois de Décembre : La petite vertu de sincérité

« Dites oui si c’est oui, et non si c’est non »

Telle est la règle que Jésus impose à ses disciples. Notre Seigneur ne tolère pas le mensonge, c’est être indigne de confiance.

On ne peut s’aimer que dans la vérité, le mensonge est une trahison. Le problème est que les petits mensonges sont une porte ouverte à des tromperies plus graves.

La sincérité porte à la fois sur ce que nous pensons et sur ce que nous faisons.

La vérité vis-à-vis des autres

Nous ne devons pas être de l’avis du dernier qui a parlé et dissimuler notre façon de penser. Il arrive souvent en classe, par charité, d’être de l’avis des autres pour ne pas les offenser. « Pourquoi les contredire puisqu’on ne les convaincra pas ? » Cela nous offre également une certaine tranquillité. Mais la charité nous encourage à dire aux autres si nous pensons qu’ils se trompent.

La vertu de sincérité se manifeste également dans les faits dont nous sommes témoins ou auteurs. Lorsque nous relatons quelque chose dont nous avons été témoins il ne faut pas dénaturer la réalité. Nous devons raconter les choses telles que nous les avons vues et comprises.

Et la discrétion, me direz-vous ? Ne risquons-nous pas de tomber dans la médisance si nous parlons ?

La vérité doit être dite si elle peut faire avancer les autres, dénouer une situation délicate. Non pas de façon provocante et blessante mais de manière discrète et charitable… sincère ! Nous ne devons pas raconter les choses de manière à sortir un camarade d’un mauvais pas mais bien comme elles se sont réellement passées.

La vérité vis-à-vis de nous-mêmes

Le risque est plus grand encore lorsque nous parlons de ce que nous avons fait nous-mêmes. Nous accentuons ce qui nous met en valeur et atténuons ce qui nous est défavorable. Etre juste et sincère envers soi-même nous aide à l’être pour les autres. Commençons par nous imposer à nous-mêmes cette sincérité, cette vérité. Vis-à-vis de nos propres actes, de nos propres paroles. Et nous vivrons cette sincérité envers les autres de manière très naturelle !

Enfin, le silence peut également témoigner contre la vérité. Par paresse ou autre, on simplifie et la vérité devient bien petite.

Le silence est un travers dangereux pour la vie en communauté. Ne pas tout dire parce qu’on trouve cela plus simple entraîne le risque que l’on ne se parle plus du tout et que l’on devienne des étrangers.

Effort du mois de décembre : la confession