Novembre 2015

La Vertu de Bienveillance

Un des secrets de la bonne humeur est de s’obliger à regarder les beaux côtés des personnes avec qui la vie nous met en relation.

Or l’habitude de ne voir que les côtés lumineux des âmes et de rechercher tout ce qui est beau nous conduit à pratiquer une autre vertu qui, comme la gaieté, est un signe de force mo¬rale et une condition de bonheur, j’ai nommé la petite vertu de bienveillance.

La bienveillance consiste à :

  • porter sur l’autre des jugements empreints de charité,
  • ne point diminuer ses mérites,
  • se réjouir sincèrement de ses vertus et de ses succès, même lorsqu’il réussit là où nous avons échoué.

L’inverse de la bienveillance est la malveillance qui nous pousse à croire au mal chez l’autre plus facilement qu’au bien ? Quand quelqu’un est accusé d’une faute, nous le croyons immédiatement, quitte à reconnaître après que ce n’était pas vrai.

D’où vient la malveillance ?

  • Sans aucun doute de l’orgueil qui, en abaissant les autres, nous donne l’illusion que nous leur sommes supérieurs.
  • Peut-être aussi d’un sentiment inavoué d’envie : nous supportons difficilement que les autres aient des qualités ou des avantages dont nous ne sommes pas également pourvus.

Nous devons combattre ce penchant que nous avons tous en développant dans notre cœur la vertu de bienveillance.

L’homme bienveillant, au contraire, commence par refuser de croire à la faute tant qu’il n’en aura pas de preuves certaines ; puis, s’il a la certitude que la personne a réellement commis un acte répréhensible, il n’en parlera pas, à moins que ce ne soit pour lui trouver une excuse ou des circonstances atténuantes.

Ne condamnez pas disait Notre-Seigneur, et vous ne serez pas condamnés.

Faisons-nous une règle d’admirer la beauté et la bonté partout où nous les rencontrons ; obstinons-nous à considérer ce que les personnes qui nous entourent ont de bon et ce qu’ils font de bien. Soyons les premiers à les louer des qualités et des actions par où ils nous dépassent.